Les Ateliers Philo de l'association "je.tu.il..."

par Ophélie Chekroun, février 2016. 

 

Ces ateliers ont été imaginés comme préalable à l’action « Cet Autre que Moi » menée principalement auprès des classes de 4ème. Ils sont animés par Ophélie Chekroun, intervenante de l’association, diplômée d’un Master 2 en philosophie et formée aux ateliers de philosophie créés par Jacques Lévine, dont Bernard Bétrémieux fut par ailleurs un proche. 
L’objectif n’est pas de donner un cours sur les philosophes, mais d’apprendre à des jeunes d’environ 12 ans à philosopher à partir de mots de tous les jours, qui gagnent en profondeur grâce à la réflexion collective.
En quatre années, ce sont près de 550 jeunes répartis dans 22 classes qui ont été initiés au plaisir de penser ensemble! 

 

 

L’évolution des ateliers philo

Les ateliers philo ont débuté auprès des classes de cinquième d’un collège RRS du sud de Paris en 2011-2012, puis se sont inscrit dans la durée dans un collège de l’est parisien depuis 2013.

Dans ce collège, tous les élèves de cinquième ont entre 2 et 6 ateliers philo dans le cadre de l’éducation civique élargi à présent à l’enseignement moral et civique, avec la participation des professeurs d’histoire-géo. Puis, ces élèves ont en classe de quatrième deux fois deux heures du programme « Cet Autre que Moi » avec leurs professeurs de SVT, sous la coordination de la Principale, première à avoir mis en place ce parcours cinquième-quatrième. Ce dispositif permet de mettre les plus jeunes collégiens en situation d’espace d’échange sur des sujets qui les concernent, avant d’être à même d’aborder les questions relationnelles propres à l’adolescence en classe de quatrième.

Ces jeunes ont aussi la chance de pouvoir participer à un atelier philo sur la pause déjeuner animé par un AVS (et avant par un professeur de technologie). Ce qui est l’occasion de spécifier l’intérêt des ateliers philo sur le temps scolaire par rapport au temps périscolaire. Tout d’abord, l’association « je.tu.il… » tient depuis toujours à la participation active de l’équipe éducative. Le caractère obligatoire inscrit l’action dans une orientation de l’établissement définie par le CESC. La présence de la classe entière permet de travailler la dynamique du groupe-classe. Enfin, faire venir régulièrement une intervenante extérieure est une ouverture.

Cette année, nous passons de un à trois établissements. Dans un nouveau collège du nord-ouest parisien, accueillant uniquement des classes de sixième et de Segpa, tous les professeurs ont souhaité prendre part au projet. A chacune des 8 séances mensuelles autour des émotions et des sentiments, deux professeurs sont présents, l’un assis dans le cercle parmi ses élèves, l’autre (le plus souvent la documentaliste) prend note de toutes les idées énoncées, et ce pour les 3 classes de sixième qui se succèdent.

Les élèves de sixième et de cinquième Segpa, bénéficient de 16 séances  ritualisées un vendredi sur deux. Nous nous réunissons régulièrement avec la Directrice des Segpa, la CPE et les deux professeures principales pour ajuster le dispositif aux besoins et aux capacités de ces élèves.

Dans un collège REP+ des quartiers « politique de la ville » du nord-est parisien, où l’action « Cet Autre que Moi » est mise en place depuis plus de 10 ans, une classe de cinquième va participer à 8 ateliers philo hebdomadaires sur un trimestre en collaboration avec la professeure de français et l’Assistant social.


Les thèmes

Selon les établissements, les ateliers philo s’inscrivent dans la progression de l’éducation civique, du parcours culturel ou de français (comme décrit plus haut). L’intervenante a sélectionné un certain nombre de thèmes en croisant les compétences psycho-sociales et l’enseignement moral et civique et en perspective avec les thématiques abordées en quatrième dans le programme « Cet Autre que Moi ». A ainsi été pensé un parcours autour des émotions et des sentiments, de notions entre le rapport à soi et à l’autre, dans lequel les professeurs désireux choisi ceux qu’ils jugent porteurs pour sa classe.

 

Les sixièmes ont des sujets tels que :

La peur, l’ennui, la solitude, la colère, le respect, la confiance, l’amitié, la jalousie…

Les cinquièmes travaillent sur des couples de thèmes un peu plus complexes :

L’identité/la différence, juste/injuste, la honte/la fierté, nature/culture, croire/savoir, individuel/collectif, l’art/la beauté…

La construction d’un atelier 

Le modus operandi n’est pas figé et s’affine d’année en année, avec les suggestions des élèves et des adultes référents et les leçons tirées des expériences menées. La proposition s’adapte au nombre de séance, à la demande du professeur accompagnant et surtout au contexte des classes.

Le cadre proposé est simple : 

- Les jeunes sont assis en rond sur des chaises avec le professeur et l'animateur en face l'un de l'autre tels deux pôles contenant.

- Après un rappel rituel des principes de l’atelier philo, le thème du jour est dévoilé, puis ils ont une minute de silence pour y réfléchir individuellement. 

- Pendant 20 à 25 minutes, le bâton de parole passe de main en main, incitant chacun à participer. Des parenthèses collectives peuvent être ouvertes pour rebondir à main levée sur les propos des uns et des autres. 

- Durant ces 20 minutes, des parenthèses collectives peuvent être ouvertes pour rebondir sur les propos des uns et des autres.

- Puis nous prenons un temps de partage de 10 à 20 minutes consacré aux ressentis de chacun.

- Pendant ce temps, une feuille tourne pour que les jeunes ne s’étant pas exprimés à l’oral puissent s’exprimer à l’écrit sur le sujet, anonymement.

- Enfin, nous terminons par une synthèse au tableau ordonnant les idées principales.

 

Atelier philo sur « la peur » d’une classe de sixième et de cinquième Segpa :

5e SEGPA :

C’est un thème qui est venu naturellement chez les élèves de cinquième Segpa pendant le rituel d’accueil rappelant les principes de l’atelier philo (pour ne pas avoir peur de s’exprimer), alors même que l’intervenante avait prévu un atelier sur être/paraître pour cette 3e séance.

On peut être menacé et ne pas pouvoir dire la peur.

Dans le désert, on peut imaginer qu’il y a un serpent sous le trou.

Dans le noir, on peut tout imaginer.

Le racket, c’est un grand qui va faire peur au petit, le menacer de le taper.

Mais en fait qui a le plus peur, qui risque gros ? (animatrice)

Le grand qui risque la prison s’il frappe vraiment.

Il y a des films d’horreur et des jeux vidéo où il y a de la violence et du sexuel (GTA5, Sims). Par exemple, il y a une femme qui apparaît sur le portable pour faire peur.

Mais alors pourquoi ça fait peur ? (animatrice)

On s’identifie, on se met à la place du personnage. En grandissant, vers 9 ans on fait la différence entre le réel et la fiction. 

6e SEGPA :

La peur était programmée pour le 7e atelier de la classe de sixième Segpa, le sujet les a tellement passionnés qu’ils ont été fiers d’avoir tenu durant toute l’heure pour la première fois!

Quand tu es petit, tu as peur de certaines choses, en étant grand, on n’a plus les mêmes peurs.

On peut avoir peur de se faire taper.

Quand il y a eu un attentat, on a peur. La peur de la mort.

C’est comme si tu étais paralysé. Quand on a peur, on imagine, c’est ça qui fait peur.

Quand on regarde un film qui fait peur, un film d’horreur.

Qu’est-ce qu’on ressent dans le corps ? (animatrice)

Sursauter, frisson, paralysé.

Pourquoi il y a des gens qui aiment bien avoir peur ? (animatrice)

Ça nous excite.

Les fétiches de Kirikou et la sorcière.

Quand on nous fait peur, on peut avoir une réaction violente, gifler.

Le chronomètre sonne la fin des 20 minutes, et surgissent des questions sur la préparation des morts avant l’inhumation. Les jeunes associent et passent de la peur à la mort.

Atelier philo sur « la solitude » à partir d’une sélection de 4 classes de sixième dont une Segpa :

Pour préparer cette séance, l’animatrice s’est inspirée de la postface de G.Deleuze de Vendredi ou les limbes du Pacifique de M.Tournier sur « Un monde sans autrui ». L’analyse de ces jeunes de 11-12 ans sur l’état de solitude, et du sentiment qui lui est associé, a mis en exergue le rôle de l’Autre.

On peut être seul même avec les autres. (6e SEGPA)

Quand on est tout seul, on rêve de ne plus être seul.

Seul, pour pouvoir réfléchir.

Ça donne envie d’inviter des amis.

Imaginez-vous sur une île déserte, dans un monde sans autrui. Qu’est-ce que ça ferait à un être humain de se retrouver seul sans personne ? (animatrice)

Je serai obligé de trouver des solutions, de construire un bateau, de m’échapper. (6e SEGPA)

Seul sur une île, on peut pleurer. (Bah oui, c’est vrai !) (6e SEGPA)

On pourrait se mettre à manger d’autres hommes, à devenir cannibale, ou à croire voir des fruits qui dansent.

Les autres peuvent nous faire comprendre ce qu’il ne faut pas faire.

On ne pourrait rien faire, on ne pourrait pas profiter de ces moments.

A deux, on a plus d’idées pour survivre, donc ce n’est pas pratique.

On deviendrait fou. Par exemple, on se mettrait à parler aux moustiques et à avoir des hallucinations.

On peut aussi apprendre à faire des choses nouvelles, comme chasser, faire du feu…

Il y a des gens qui aiment bien être seuls, mais quand on est triste, on aime bien être consolé.

La solitude de l’enfant unique.

Quand on n’a pas d’ami.

Quand on est en colère, c’est bien d’être seul pour réfléchir et se calmer.

La solitude c’est difficile, mais c’est aussi la liberté.

La solitude c’est quand on a besoin de voir les gens.

Parfois la solitude apparaît comme un besoin.

Quand on subit la solitude, parfois on cherche quelque chose pour s’occuper, on réfléchit.

Parfois, même avec plein de gens autour qui essaient de nous aider, on se sent quand même seul et on ne veut pas aller vers eux.

On peut se poser la question de pourquoi on reste seul.

La solitude ça nous blesse.

C’est dur de voir les autres ensemble, c’est déprimant.

On peut faire semblant d’être joyeux pour passer le temps, pour s’aider.

Au début on serait tranquille, mais ça peut finir par lasser.

On peut avoir très très peur et avoir envie de rentrer.

On a la liberté de faire sa loi.

Quand on meurt, on est complétement seul, enfin on ne le sait pas puisqu’on est mort, enfin je crois.

Au bout d’un moment, on se rend compte qu’on a besoin des autres.

On peut toujours parler avec des animaux, mais il y a peu de chance qu’on y arrive, car les animaux ne peuvent pas nous comprendre.

On pourrait parler avec un perroquet. Mais il ne fait que répéter.

On ne serait pas stressé par les regards bizarres.

On ne pourrait plus partager le soir.

Est-ce qu’on partage de la même manière dans le monde réel que dans le monde virtuel, derrière son écran sur les réseaux sociaux ? (animatrice)

Dans le monde virtuel, il n’y a pas de contact, on ne peut pas toucher l’autre.

C’est parler avec quelqu’un qui n’est pas devant nous.

Si on s’isole trop, on peut devenir fou, si on ne parle à personne.

Parce que ça changerait toutes nos habitudes.

On pourrait croire voir des gens comme nous.

On croit qu’on n’aime plus personne, mais sur Terre, il y a forcément quelqu’un qui nous correspond, qu’on aimera.

Comme s’il y avait toi-même.

Positif ou négatif, c’est triste quand on est seul, abandonné, que des gens ne veulent pas nous parler.

On peut s’aider entre nous.

On a envie d’avoir une femme ou un homme, d’être marié avec quelqu’un.

Humilié, quand on est rejeté par les autres.

Obligé pour de bonnes raisons parfois. Par exemple, lorsqu’on demande à sortir pour s’apaiser quand on est en colère).

On se demande pourquoi on est rejeté.

Mal au cœur, on regrette.

Quand un membre de la famille part dans un autre pays.

On est plus triste quand on est obligé d’être seul.

Si on est amoureux et que l’autre n’a pas les mêmes émotions ou sentiments.

Imaginez-vous sur une île déserte. Qu’est-ce que ça aurait comme effet de vivre dans un monde sans autrui ? (animatrice)

On ne peut pas être aidé.

Moi je pense que personne ne peut penser à ça, mais moi je me serais inventé des amis imaginaires.

Des regrets.

On pourrait parler avec des personnes, et non, avec des animaux.

Faire des animaux de compagnie.

Plus personne pour nous empêcher.

Faire des choses qu’on n’aurait pas pu faire avant.

Se créer sa propre vie

Dans l’absence d’autrui, dans le manque on voit mieux l’importance de sa présence. A quoi sert autrui, quel est son rôle ? (animatrice)

La protection.

On peut être ami avec quelqu’un qui parle une langue étrangère. Pour jouer, on n’est pas obligé de parler le même langage. Comme les enfants qui peuvent jouer avec quelqu’un qui parle une autre langue.

Quand on grandit, on a plus envie de lui apprendre notre langue.

 

L’évaluation

La reconduction des ateliers philo à la demande des équipes éducatives est un moyen de mesurer si leurs attentes sont satisfaites.

Comme nous en avons l’habitude, nous avons laissé la parole aux principaux intéressés, élèves et professeurs.

 

Description des ateliers philo par les adultes :

- « J’ai observé l’intérêt de changer ponctuellement de dispositif pour partager le savoir avec les élèves : l’installation des chaises en demi-cercle et le passage de la parole d’élève en élève avec le bâton de parole. Le travail avec un intervenant extérieur est aussi constructif. Comme on pouvait le penser, le débat d’idées autour d’un thème philosophique est adapté à la classe de cinquième. Au même titre que dans les autres matières, il est nécessaire de rappeler les règles définies lors de la première séance. Les élèves de 5e D ont enfin été assez motivés dans la recherche d’une image en conclusion de l’activité annuelle. » (P. P. Professeur d’histoire-géo-éducation civique, 2012) 

- « Pendant les ateliers, on voit les élèves autrement : certains développent des idées très pertinentes. Les classes qui se succèdent ont un profil très différent. L’atelier a pu mettre en lumière ces différences. Certains élèves osent prendre la parole. Une minorité d’élèves reste muette. » (Professeure d’histoire-géo-éducation civique, 2014)

- « Au début des ateliers, les élèves ont du mal à s’asseoir par fille/garçon. Puis les élèves prennent l’habitude. Cette mixité permet aux élèves de mieux se connaître les uns les autres. Au fur et à mesure des séances, les élèves s’expriment, même ceux qui au début avaient des difficultés à s’exprimer en public. Certains élèves n’ont jamais pris la parole ou très peu, mais ils écoutent les idées des autres.

En tant que CPE, cette participation aux ateliers permet en vie scolaire une autre relation fondée sur l’écoute, l’échange et un niveau de réflexion « plus élevé ». Les thèmes abordés sont réutilisés dans certains aspects de la vie scolaire : explicitation des règles de vie collective, entretien lors des exclusions de classe (pourtant très rares pour le niveau 5e). » (CPE, 2014)

L’apport pour les jeunes :

"APPRENDRE"

- « Cela m’a beaucoup appris au niveau culturel. » (Collège Lucie Faure, 2012)

- « Je trouve que si l’atelier n’existait pas, (bah) j’aurais pas appris autant de choses et ça m’a aidé à avoir un peu plus confiance. » (Collège Lucie Faure, 2012)

- « Car à cet âge c’est important de comprendre certaines choses et à quoi nous sommes confrontés chaque jour. » (Collège Paul Verlaine, 2014)

- « J’ai bien aimé l’atelier, cela était différent des autres cours, nous n’écrivions pas de cours, mais l’on parlait. » (Collège Paul Verlaine, 2014)

- « Car on a vu que ce qui peut être injuste peut être juste… » (Collège Paul Verlaine, 2014)

- « Ça m’a appris une autre façon de m’excuser. » (Collège Paul Verlaine, 2014)

"S’ECOUTER"

- « Ça servait peut-être à mieux s’écouter. » (Collège Lucie Faure, 2012)

- « Le bâton a su m’apprendre à parler lorsqu’il le fallait. Et j’ai pu exposer mes idées sans être jugée. » (Collège Lucie Faure, 2012)

- « J’ai adoré l’atelier philo car il n’y avait pas trop de désordre, chacun exprimait ce qu’il pensait, il y avait de bons débats, de bons thèmes, surtout celui avec pareil/différent. Il y avait un peu de désaccord et il n’y avait pas trop de rigolade. Je recommande beaucoup cet atelier aux futurs élèves de 5e A. Merci pour cet atelier philosophie !!! » (Collège Paul Verlaine, 2014)

- « j’ai trouvé que c’était une bonne idée d’instaurer un bâton de parole, car comme ça ce n’était pas le bazar et on s’écoutait les uns les autres. » (Collège Paul Verlaine, 2014)

"VIVRE ENSEMBLE"

- « Ces ateliers servent à savoir se concentrer sur les bases de la société et ça aide à développer le savoir-vivre en communauté. » (Collège Lucie Faure, 2012)

- « C’est une façon d’apprendre à connaître les personnes de la classe. » (Collège Lucie Faure, 2012)

- «  Cela m’a permis de voir et de comprendre l’avis des autres et j’ai vu certaines choses sous d’autres angles. » (Collège Paul Verlaine, 2014)

- « Avant je n’aimais pas la classe, avec l’atelier philo je l’ai mieux connue et maintenant je l’adore. » (Collège Paul Verlaine, 2014)

- « Ils m’ont tous intéressé car tout ce qu’on a dit reflétait ce que l’on fait. » (Collège Paul Verlaine, 2014)

"AVOIR CONFIANCE"

- « De la facilité à parler (plus de confiance). » (Collège Lucie Faure, 2012)

- « Ophélie était gentille et c’était bien avec elle ! J’aimais bien l’atelier philo. Au début, j’étais timide, mais au cours de la 5e séance, je me suis lâchée. Il n’y avait pas beaucoup de moqueries. » (Collège Lucie Faure, 2012)

- «  J’ai très bien aimé cette expérience, car j’ai été tout de suite intéressée. C’est un peu mon délire la philo, car j’aime bien m’exprimer et m’intéresser à des choses nouvelles. J’avais déjà fait de la philosophie en dehors de l’école, mais cet atelier est très spécial car on se sent en confiance et à l’écoute. Toutes nos idées sont bonnes. C’est très sympa, merci et à l’année prochaine j’espère. » (Collège Paul Verlaine, 2014)

- « Il m’a bien aidé à parler en public ! » (Collège Paul Verlaine, 2014)

- « J’ai aimé le fait de pouvoir m’exprimer librement. Prêt à recommencer l’année prochaine ! » (Collège Paul Verlaine, 2014)

- « J’ai beaucoup aimé. C’est vrai que parler d’un sujet ouvertement était génial ! Pourvu que je le refasse l’année prochaine ! j’ai pris confiance en moi. » (Collège Paul Verlaine, 2014)